Rien sous le soleil de Saint-Tropez !

affiche-saint-tropezHier soir, c’était théâtre, au Palace pour ce qui s’annonçait une soirée des plus chaleureuses ! J’ai donc vu la nouvelle pièce de Rémi Rosello, Welcome à Saint-Tropez.

Le pitch : Astrid Ferrari riche jet-setteuse, assistée d’Albert, une sorte d’Eddy Murphy (NDLR : euh, vraiment ?!) voyageant entre New-York et le 93, invite dans sa villa de St-Trop’ 3 personnes inscrites à Pôle Emploi : Sylvie, ex-caissière et véritable boulet, Francky ex-DJ et dragueur à temps complet et Mariana, bombe atomique et délicieusement toquée. Ils vont cohabiter pour le meilleur et surtout le pire !

Et la promesse affichée sur le site du Palace : délires, folies, explosion de rires, intrigues, surprises…

Sauf que… le désastre ! Jamais une pièce ne m’aura jamais aussi peu fait rire, et même ennuyée.

Les délires ? Oui, on peut se dire que la pièce est délirante tant on ne sait pas où l’on va dans cette histoire. La chute – no spoiler, de toute façon j’ai oublié ! – est sans aucun rapport avec l’histoire, et totalement expéditive.

Les folies ? Mouais. La seule folie de cette pièce, c’est peut-être Zidani qui tire son épingle du jeu, en cassant la baraque, dans tous les sens du terme. Beaucoup de talent chez Zidani ! C’est elle qui tient la pièce ! Alors, bravo et surtout merci à elle !

Les explosions de rire ? Un fou rire, à la fin, lors du dénouement. On a simplement craqué après 1h30 d’exaspération.

Les intrigues ? Désolée, mais là je ne vois pas, il n’y a pas franchement de scénario, à peine un fil conducteur. Tout juste des bouts de « sketchs » caricaturaux et entendus mille fois, collés les uns aux autres… Et je ne parle pas des dialogues, quasi inexistants.

Les surprises ? ………. ah bah peut-être le fait que la pièce a commencé avec plus d’une demi heure de retard…

Je n’ai pas pour habitude de dézinguer une pièce de la sorte, d’autant que je suis franchement bon public ! Mais là j’ai l’impression qu’on s’est fichu de moi. On aurait dit une pièce de fin d’année de de CM2. L’idée de départ n’était pas mauvaise, comme on le dit, sur le papier ça se tenait et ça donnait envie. Mais il manque cruellement un scénariste et un metteur en scène.

Prochain théâtre, dans 15 jours, avec « La candidate », j’espère que ça rattrapera cette soirée quelque peu brumeuse.

 

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Rien à voir sous les jupes des filles !

Sous les jupes des fillesHier, je me suis enfin décidé à aller voir Sous les jupes des filles, premier film d’Audrey Dana sorti le 4 juin dernier. Rapide synopsis : histoires de 11 filles qui appréhendent les joies et malheurs de l’amour au prisme d’un printemps automnal. Un film choral qui sentait bon le renouveau sur le papier, mais qui sur l’écran tourne à la vulgarité d’une sexualité féminine fantasmée.

Ça fait maintenant une décennie qu’on sait que les femmes aussi aime le sexe, qu’elles assument de prendre leur pied avec une femme, qu’elles savent s’imposer en tant que businesswoman, qu’elles flippent de passer à côté de l’homme parfait et qu’elles continuent de la jouer bonne à tout à faire à la maison… rien de nouveau sous le soleil !

Le hic, c’est qu’on retrouve tout ces archétypes de la femme dans le film d’Audrey Dana. Peut-être que le printemps apocalyptique qu’elle a choisi comme arrière-fond aurait dû nous mettre sous la piste… que du vieux sous la pluie ! Et du coup, on passe du film choral au film catalogue. Un catalogue où on mettrait en première page le plus joli produit : la salope. Car voilà où en arrive le film : affirmer que toutes les femmes sont des salopes (c’est pas moi qui le dit, c’est Audrey Dana à la fin du film). Euh ouais, peut-être qu’on l’est toutes un peu, mais c’est pas un peu rude de cantonner la femme à ce rôle. Il faut donc devenir une salope pour exister en tant que femme ? C’est avec cette idée-là qu’on doit gagner l’égalité des sexes ?! Mouais…

Aussi peu convaincue par le message du film que par la « réussite » du film. Drôle à demi-mesure, lourd par des intrigues mal imbriquées, vulgaire, long… Audrey Dana, je ne sais pas ce que tu as voulu nous montrer avec ton film, la réalité ou un fantasme. Dans le premier cas, non, non et non, les femmes ne sont pas comme ça dans la vie. Dans le second cas, non merci, on repassera ! J’aurais préféré, comme dans la chanson de Souchon, avoir les yeux qui brillent, pour un jeu de dupes, voir sous les jupes des filles… Tiens, si on se réécoutait cette jolie chanson :

 

Le + : patienter jusqu’en août pour regarder en VOD Les gazelles de Mona Anouche, sorti en mars dernier. En voilà un bon film de filles, intelligent, drôle et dans lequel on se reconnaît.

True detective, l’art d’enquêter

Nous n’en sommes qu’à la moitié de l’année 2014, mais je ne pense pas m’avancer en disant que la série d’anthologie, créée par Nic Pizollatto, True detective, sera mon coup de cœur de cette année !

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Les séries sont pléthores sur le petit écran, mais True detective apparaît dès le premier épisode comme un ovni dans le panorama. Plus proche du cinéma que de la série télévisuelle classique, il y a fort à parier qu’il y aura un avant et un après True detective. Si l’histoire n’invente rien (thriller autour de meurtres sataniques), il faut voir ce qu’en ont fait les scénaristes et réalisateur. Œuvre originale, léchée, fascinante et totalement maîtrisée à des années lumières des séries et héros qui traitent du même sujet (de peur de ternir l’image de TD, je ne citerai pas ces séries). Et il faut voir ce que donnent les deux acteurs principaux, Matthew McConaughey et Woody Harrelson, à leur personnage ordinaire et/ou extraordinaire. Du talent, uniquement du talent, et pour nous, spectateur, un plaisir immense de regarder une œuvre d’art.

Alors que les rumeurs vont bon train sur le casting de la saison 2, courez acheter le DVD sorti hier !!

Le + : un générique à couper le souffle, comme on n’en voit quasi plus dans les séries, et comme j’ai pu l’aimer dans le film Millenium de David Fincher.

Saison 1 diffusée entre janvier et mars 2014 sur HBO : http://www.pogdesign.co.uk/cat/True-Detective-summary

Saison 2 en tournage à l’été 2014, diffusion prévue début 2015.