Rien à voir sous les jupes des filles !

Sous les jupes des fillesHier, je me suis enfin décidé à aller voir Sous les jupes des filles, premier film d’Audrey Dana sorti le 4 juin dernier. Rapide synopsis : histoires de 11 filles qui appréhendent les joies et malheurs de l’amour au prisme d’un printemps automnal. Un film choral qui sentait bon le renouveau sur le papier, mais qui sur l’écran tourne à la vulgarité d’une sexualité féminine fantasmée.

Ça fait maintenant une décennie qu’on sait que les femmes aussi aime le sexe, qu’elles assument de prendre leur pied avec une femme, qu’elles savent s’imposer en tant que businesswoman, qu’elles flippent de passer à côté de l’homme parfait et qu’elles continuent de la jouer bonne à tout à faire à la maison… rien de nouveau sous le soleil !

Le hic, c’est qu’on retrouve tout ces archétypes de la femme dans le film d’Audrey Dana. Peut-être que le printemps apocalyptique qu’elle a choisi comme arrière-fond aurait dû nous mettre sous la piste… que du vieux sous la pluie ! Et du coup, on passe du film choral au film catalogue. Un catalogue où on mettrait en première page le plus joli produit : la salope. Car voilà où en arrive le film : affirmer que toutes les femmes sont des salopes (c’est pas moi qui le dit, c’est Audrey Dana à la fin du film). Euh ouais, peut-être qu’on l’est toutes un peu, mais c’est pas un peu rude de cantonner la femme à ce rôle. Il faut donc devenir une salope pour exister en tant que femme ? C’est avec cette idée-là qu’on doit gagner l’égalité des sexes ?! Mouais…

Aussi peu convaincue par le message du film que par la « réussite » du film. Drôle à demi-mesure, lourd par des intrigues mal imbriquées, vulgaire, long… Audrey Dana, je ne sais pas ce que tu as voulu nous montrer avec ton film, la réalité ou un fantasme. Dans le premier cas, non, non et non, les femmes ne sont pas comme ça dans la vie. Dans le second cas, non merci, on repassera ! J’aurais préféré, comme dans la chanson de Souchon, avoir les yeux qui brillent, pour un jeu de dupes, voir sous les jupes des filles… Tiens, si on se réécoutait cette jolie chanson :

 

Le + : patienter jusqu’en août pour regarder en VOD Les gazelles de Mona Anouche, sorti en mars dernier. En voilà un bon film de filles, intelligent, drôle et dans lequel on se reconnaît.

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